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"On dit..." - Sheila : les clés de l'album.

Dernière mise à jour : 18 mars

Les repères essentiels pour comprendre l’album en 2 minutes.



CARTE D’IDENTITÉ :

Titre officiel

On dit...

Artiste

Sheila

Date de sortie

13 avril 1983

Contexte

Premier album conçu sans l’équipe Carrère, créations originales françaises choisies par Sheila

Style dominant

Variété française sophistiquée, pop urbaine, touches reggae, jazz et funk

Label / maison de disque

83 New Era (distribution Carrère)

Collaborations / producteurs clés

Yves Martin (production, composition, arrangements), Philippe Abitbol et Gérard Presgurvic (auteurs-compositeurs), Olivier Masselot (claviers, arrangements), Dominique Blanc’Francard et Hervé Le Guil (Studio Continental, Paris)


LE MOMENT DANS LA CARRIÈRE

  • Après vingt ans de succès populaires, Sheila rompt artistiquement avec Claude Carrère.


  • Elle veut reprendre la main : choisir ses chansons, son image, son son.


  • La rencontre avec Yves Martin, Philippe Abitbol et Gérard Presgurvic agit comme un déclic.


  • Place aux créations originales et à une parole plus personnelle.


  • On dit... devient l’album de la maturité, celui où Annie Chancel dialogue enfin avec le personnage Sheila.


  • Un disque pensé pour la scène, pour la crédibilité, pour l’après.


LES TITRES ESSENTIELS

  • Tangue au : Sensuel mélange tango-reggae porté par une basse magnétique; le seul véritable single, bien défendu en TV.

  • E6 dans le quinzième : Ballade jazzy nocturne dans Paris, du Sade avant l'heure, promenade amoureuse guidée par les plans quadrillés de la capitale. Voir notre article sur la chanson ici.

  • Je : Confession intime, presque thérapeutique, où l’artiste met à nu ses frustrations.

  • Johnny, Sylvie, Cloclo et moi : Hommage à sa génération, texte hermétique et dépouillé autour de deux guitares sèches. Elle la chantera plus tard sur scène en hommage à Johnny.


CE QUI DISTINGUE L’ALBUM

  • On dit... est le premier album où Sheila décide de tout.


  • Le son est plus urbain, plus feutré, souvent dominé par une basse très présente et des arrangements élégants signés Yves Martin.


  • Elle ose des textes inhabituels pour elle : critique médiatique avec La vérité qu’on nous ment (titre déjà enregistré par Gérard Presgurvic l'année d'avant), sensualité assumée dans L.A (Los Angeles), introspection sur Je.


  • La pochette photographiée par Paolo Roversi accompagne cette mue artistique.



ACCUEIL ET IMPACT

  • La presse dite “sérieuse” (Libération, Rock’n’Folk, Télérama) salue enfin l’artiste.


  • Tangue au trouve un écho sur certaines radios libres, mais les grandes stations ne suivent pas.


  • Commercialement plus discret, déroutant même pour les fans, l’album gagne avec le temps un statut de disque culte.


  • Il prépare le retour scénique du Zénith en 1985 et redéfinit son identité des années 80.


SECRETS ET ANECDOTES

  • Sheila fonde son propre label avec Yves Martin, 83 New Era, pour affirmer son indépendance artistique, Carrère garde la distribution.

  • Je est enregistrée en une seule prise : émotion brute conservée.

  • E6 dans le quinzième fait référence aux anciens plans de Paris quadrillés par lettres et chiffres, comme une chasse au trésor amoureuse.

  • Les musiciens de studio, surpris par la sélection des titres, se sont investis au point de lui demander son avis sur chaque détail sonore.

  • Thierry Ardisson avait aussi été pressenti un moment pour les textes.


POURQUOI L’ÉCOUTER ?

  • Parce que c’est le disque où Sheila devient pleinement auteure de son destin.


  • Parce qu’entre autres Tangue au et E6 dans le quinzième sont deux perles injustement sous-estimées.


  • Parce qu’on y entend une femme forte et vulnérable à la fois, lucide, loin des clichés.


  • Et parce qu’en 1983, elle a pris le risque de la différence et de la sincérité.


L’AVIS DE L’AGENT SECRET

  • Un album surprenant, qui rompt avec les codes de la variété traditionnelle, et qui va même parfois plus loin dans l’avant-gardisme que la production pointue de l’époque.

  • A part le plus classique Sauve qui peut que j'aime moins, j'ai apprécié les textes parfois abscons, faits de jeux de mots, d’idées et d’images, et l'ambiance à la fois triste et ensoleillée.

  • Je est ce que la chanteuse a fait de plus bouleversant.

  • On dit... (Jacquie) est une superbe balade où la chanteuse s’interroge sur son identité, avec un refrain en forme de prière.



1 commentaire

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Invité
15 mars
Noté 5 étoiles sur 5.

album de grande qualité et fouillez dans les auteurs compositeurs ,,,,vouz allez être surpris !

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