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"On dit..." - Sheila : les clés de l'album.

Dernière mise à jour : il y a 42 minutes

Les repères essentiels pour comprendre l’album en 2 minutes.



CARTE D’IDENTITÉ :

Titre officiel

On dit...

Artiste

Sheila

Date de sortie

13 avril 1983

Contexte

Premier album conçu sans l’équipe Carrère, 100 % créations originales françaises choisies par Sheila

Style dominant

Variété française sophistiquée, pop urbaine, touches reggae, jazz et funk

Label / maison de disque

83 New Era (distribution Carrère)

Collaborations / producteurs clés

Yves Martin (production, composition, arrangements), Philippe Abitbol et Gérard Presgurvic (auteurs-compositeurs), Olivier Masselot (claviers, arrangements), Dominique Blanc’Francard et Hervé Le Guil (Studio Continental, Paris)


LE MOMENT DANS LA CARRIÈRE

  • Après vingt ans de succès populaires, Sheila rompt artistiquement avec Claude Carrère.


  • Elle veut reprendre la main : choisir ses chansons, son image, son son.


  • La rencontre avec Yves Martin, Philippe Abitbol et Gérard Presgurvic agit comme un déclic.


  • Place aux créations originales et à une parole plus personnelle.


  • On dit... devient l’album de la maturité, celui où Annie Chancel dialogue enfin avec le personnage Sheila.


  • Un disque pensé pour la scène, pour la crédibilité, pour l’après.


LES TITRES ESSENTIELS

  • Tangue au : Sensuel mélange tango-reggae porté par une basse magnétique; le seul véritable single, bien défendu en TV.

  • E6 dans le quinzième : Ballade jazzy nocturne dans Paris, du Sade avant l'heure, promenade amoureuse guidée par les plans quadrillés de la capitale. Voir notre article sur la chanson ici.

  • Je : Confession intime, presque thérapeutique, où l’artiste met à nu ses frustrations.

  • Johnny, Sylvie, Cloclo et moi : Hommage à sa génération, texte hermétique et dépouillé autour de deux guitares sèches. Elle la chantera plus tard sur scène en hommage à Johnny.


CE QUI DISTINGUE L’ALBUM

  • On dit... est le premier album où Sheila décide de tout.


  • Zéro adaptation, 100 % écriture originale : un manifeste.


  • Le son est plus urbain, plus feutré, souvent dominé par une basse très présente et des arrangements élégants signés Yves Martin.


  • Elle ose des textes inhabituels pour elle : critique médiatique avec La vérité qu’on nous ment, sensualité assumée dans L.A (Los Angeles), introspection sur Je.


  • La pochette photographiée par Paolo Roversi accompagne cette mue artistique.



ACCUEIL ET IMPACT

  • La presse dite “sérieuse” (Libération, Rock’n’Folk, Télérama) salue enfin l’artiste.


  • Tangue au trouve un écho sur certaines radios libres, mais les grandes stations ne suivent pas.


  • Commercialement plus discret, déroutant même pour les fans, l’album gagne avec le temps un statut de disque culte.


  • Il prépare le retour scénique du Zénith en 1985 et redéfinit son identité des années 80.


SECRETS ET ANECDOTES

  • Sheila fonde son propre label avec Yves Martin, 83 New Era, pour affirmer son indépendance artistique, Carrère garde la distribution.

  • Je est enregistrée en une seule prise : émotion brute conservée.

  • E6 dans le quinzième fait référence aux anciens plans de Paris quadrillés par lettres et chiffres, comme une chasse au trésor amoureuse.

  • Les musiciens de studio, surpris par la sélection des titres, se sont investis au point de lui demander son avis sur chaque détail sonore.

  • Thierry Ardisson avait aussi été pressenti un moment pour les textes.


POURQUOI L’ÉCOUTER ?

  • Parce que c’est le disque où Sheila devient pleinement auteure de son destin.


  • Parce qu’entre autres Tangue au et E6 dans le quinzième sont deux perles injustement sous-estimées.


  • Parce qu’on y entend une femme forte et vulnérable à la fois, lucide, loin des clichés.


  • Et parce qu’en 1983, elle a pris le risque de la différence et de la sincérité.


L’AVIS DE L’AGENT SECRET

  • Un album surprenant, qui rompt avec les codes de la variété traditionnelle, et qui va même parfois plus loin dans l’avant-gardisme que la production pointue de l’époque.

  • A part les plus classiques Sauve qui peut et Vis va que j'aime moins, j'ai apprécié les textes parfois abscons, faits de jeux de mots, d’idées et d’images, et l'ambiance à la fois triste et ensoleillée.

  • Je est ce que la chanteuse a fait de plus bouleversant.

  • On dit... (Jacquie) est une superbe balade où la chanteuse s’interroge sur son identité, avec un refrain en forme de prière.



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