The Car – Arctic Monkeys, les clés de l’album.
- L'Agent Secret des Chansons

- il y a 6 heures
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Les repères essentiels pour comprendre l’album en 2 minutes.

CARTE D’IDENTITÉ :
Titre officiel | The car |
Artistes | Arctic Monkeys |
Date de sortie | 21 octobre 2022 |
Contexte | Écrit entre Los Angeles et Paris, enregistré entre Suffolk, Londres et La Frette |
Styles dominants | Art rock orchestral, lounge pop, influences soul et jazz |
Label / maison de disque | Domino Recording Company |
Collaborations / producteurs clés | Alex Turner (écriture), James Ford (production), Bridget Samuels (arrangements), Tom Rowley |
LE MOMENT DANS LA CARRIÈRE
En 2022, Arctic Monkeys poursuivent la mue amorcée avec Tranquility Base Hotel & Casino. Fini le rock frontal : le groupe assume pleinement une direction plus sophistiquée et cinématographique.
Alex Turner s’éloigne définitivement de l’énergie brute des débuts pour embrasser un rôle de crooner introspectif.
Ce septième album s’inscrit comme une continuité artistique, mais aussi comme un point de non-retour : le groupe ne cherche plus à plaire à tous.
Entre maturité assumée et prise de risque, The Car divise autant qu’il fascine.
LES TITRES ESSENTIELS
There'd better be a mirrorball : Ouverture élégante et mélancolique, portée par le piano et des cordes à la James Bond; une rupture amoureuse limpide et poignante. 1er single.
Body paint : Pièce maîtresse, évolutive, qui bascule du piano aux guitares dans une montée dramatique très 70’s.
I ain't quite where i think i am : Parenthèse funk et groovy, où Turner joue avec les mots et masque une mélancolie sous-jacente.
Sculptures of anything goes : Atmosphère sombre et synthétique, presque oppressante, qui rappelle certaines textures du groupe des débuts.
CE QUI DISTINGUE L’ALBUM
The Car est un album d’atmosphère avant tout. Ici, Arctic Monkeys privilégie les cordes et les ambiances cinématographiques.
L’influence de David Bowie ou de Burt Bacharach plane sur l’ensemble, entre sophistication pop et orchestration vintage.
Loin des hymnes de stade, chaque morceau agit comme une scène, un décor.
Enregistré en partie dans un ancien monastère isolé dans le Suffolk, le groupe a travaillé en vase clos, loin de toute distraction, pour façonner ce son feutré.
Même la pochette, avec une voiture solitaire sur un toit de Los Angeles, renforce ce mystère et cette impression de narration cachée.
ACCUEIL ET IMPACT
Acclamé par la critique (score élevé sur Metacritic), The Car confirme la crédibilité artistique du groupe.
Cependant, il marque une rupture commerciale : premier album à ne pas atteindre la première place au Royaume-Uni.
Nommé aux Grammy Awards et au Mercury Prize, il s’impose comme un disque respecté, sinon unanimement adoré.
Il devient aussi un succès en vinyle et cassette, preuve d’un attachement fort malgré les débats.
SECRETS ET ANECDOTES
La pochette a été photographiée par le batteur Matt Helders depuis son appartement à Los Angeles.
Le titre de l’album vient directement de cette image… et des nombreuses références automobiles dans les paroles.
Turner a filmé les sessions en 16mm lui-même, donnant une esthétique vintage jusque dans les clips.
Certaines premières versions de morceaux ont été entièrement abandonnées, seule une ébauche de Hello you a survécu.
POURQUOI L’ÉCOUTER ?
Pour découvrir Arctic Monkeys à son sommet artistique, loin des attentes.
Pour son ambiance cinématographique unique, presque digne d’une bande originale.
Pour la plume énigmatique d’Alex Turner, qui se révèle à chaque écoute.
Et surtout, pour comprendre comment un groupe peut évoluer sans jamais se répéter.
L’AVIS DE L’AGENT SECRET
Évidemment, ce n’est pas l’album le plus aimé du groupe, car il a perdu l’énergie rock des premiers albums. Mais personnellement, c’est celui qui regroupe tout ce qui me fait vibrer, après les albums de The Last Shadow Puppets, dans lesquels Alex Turner avait déjà exploré d’autres contrées.
C’est un disque qui joue sur la lenteur, la retenue et la suggestion, avec une cohérence presque filmique.
Le disque est équilibré de A à Z, aucun titre ne vient détonner et il s’écoute d’une traite.
Dès le premier titre There’d Better Be A Mirrorball, la magie opère et ne retombe pas jusqu’à la fin.




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