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Our favorite shop - The Style Council, les clés de l’album.

Les repères essentiels pour comprendre l’album en 2 minutes.



CARTE D’IDENTITÉ :

Titre officiel

Our favourite shop

Artiste

The Style Council

Date de sortie

8 juin 1985

Contexte

Deuxième album du groupe formé par Paul Weller après la fin de The Jam (leur 1er mini LP Introducting n’étant pas sorti en Angleterre); période marquée en Angleterre par Margaret Thatcher, et pour eux par l’envie de mêler pop sophistiquée et commentaires sociaux.

Styles dominants

Soul-pop, jazz-pop, funk et pop orchestrale

Label / maison de disque

Polydor

Producteurs clés / collaborations

Paul Weller et Mick Talbot ; participations vocales de Dee C Lee, Tracie Young et Lenny Henry


LE MOMENT DANS LA CARRIÈRE

  • Trois ans après avoir dissous The Jam au sommet de sa popularité, Paul Weller poursuit sa mue artistique avec The Style Council.

  • Le premier album Café bleu avait déjà surpris par son mélange de jazz, soul et pop européenne. Avec Our favourite shop, Weller et le claviériste Mick Talbot affinent leur formule et livrent leur disque le plus ambitieux.


LES TITRES ESSENTIELS

  • Walls come tumbling down! : hymne pop engagé et irrésistible, appel à ne pas accepter l’ordre établi et à provoquer le changement.

  • The lodgers (or she was only a shopkeeper's daughter) : satire politique mordante, portée par un groove soul et un duo vocal avec Dee C Lee.

  • Come to Milton Keynes : pop lumineuse et ironique décrivant les illusions du rêve urbain dans l’Angleterre des années 80.

  • Boy who cried wolf : morceau plus sentimental, inspiré du R&B, qui montre l’autre facette du songwriting de Weller.


CE QUI DISTINGUE L’ALBUM

  • Our favourite shop est l’un des disques les plus audacieux de la pop britannique des années 80. Paul Weller y abandonne le rock nerveux de The Jam pour une palette beaucoup plus large : soul élégante, jazz, funk, orchestrations pop et même quelques touches de bossa ou de spoken word.

  • L’album mêle deux dimensions rarement associées : des mélodies très accessibles et des textes frontalement politiques. Racisme, consumérisme, crise sociale ou désillusion politique y sont abordés sans détour.

  • Le résultat est un disque riche, presque encyclopédique, où chaque chanson explore un univers différent. Derrière l’apparente sophistication musicale se cache une volonté claire : utiliser la pop comme véhicule d’idées.


ACCUEIL ET IMPACT

  • À sa sortie en 1985, l’album connaît un succès immédiat. Il atteint la 1ère place des charts britanniques, détrônant Brothers in arms de Dire Straits, et devient le plus grand succès commercial du Style Council.

  • Plusieurs singles entrent dans le Top 40, notamment Walls come tumbling down! et The lodgers.

  • Il reste aujourd’hui l’un des albums emblématiques de la pop britannique politiquement engagée des années 80.


SECRETS ET ANECDOTES

  • La pochette montre le groupe dans une boutique imaginaire remplie d’objets culturels et politiques chers à Paul Weller.

  • Aux États-Unis, l’album est sorti sous un autre titre : Internationalists, avec une pochette et un ordre de morceaux différents.

  • Le morceau The stand up comic’s instructions, interprété par le comédien Lenny Henry, parodie les blagues racistes de certains humoristes britanniques des années 70.

  • A man of great promise est un hommage émouvant à un ami d’enfance de Paul Weller mort d’une overdose.


POURQUOI L’ÉCOUTER ?

  • Parce qu’il s’agit de l’un des disques les plus ambitieux de Paul Weller.


  • Parce qu’il prouve qu’on peut faire de la pop élégante, dansante et en même temps profondément politique.


  • Et parce que, près de quarante ans plus tard, ses chansons sur les injustices sociales et les illusions du progrès résonnent encore étrangement avec notre époque.


L’AVIS DE L’AGENT SECRET

  • Un disque que j’avais acheté pour le titre Boy who cried wolf, que j’ai écouté en boucle pendant tout l’été 85.

  • Déjà fan de l’album et des singles précédents (Shout to the top, You’re the best thing, My ever changing mood…), Our favorite shop est devenu avec le temps un de mes albums culte, avec un faible pour The lodgers.

  • Les arrangements particulièrement léchés ont bien vieilli, contrairement à la majorité des productions de l’époque.



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